Islam Tout SimplementIslam Tout SimplementIslam Tout SimplementIslam Tout Simplement
    0
  •   a Ă©tĂ© ajoutĂ© au panier.
  • ConnaĂ®tre l’islam
    • Les fondations
      • La croyance
      • L’adoration
      • La morale
      • La lĂ©gislation
    • Les caractĂ©ristiques
      • Une religion divine
      • L’humanitĂ©
      • La globalitĂ©
      • Le juste milieu
      • ImmuabilitĂ© et Ă©volutivitĂ©
    • Les objectifs
      • Construction de l’individu vertueux
      • Construction de la famille vertueuse
      • Construction de la sociĂ©tĂ© vertueuse
      • Construction de la communautĂ© de foi (Oumma)
      • L’appel au bonheur de l’humanitĂ©
  • Le Coran
    • CaractĂ©ristiques gĂ©nĂ©rales
      • Un Livre divin
      • Un Livre bien gardĂ©
      • Un Livre inimitable
      • Un Livre accessible et facile Ă  comprendre
      • Le Livre de toute la religion
      • Un Livre intemporel
      • Le Livre de la vie et de l’humanitĂ©
    • FinalitĂ©s et objectifs
      • Rectification de la croyance et des conceptions
      • L’établissement de la dignitĂ© humaine et des droits de l’homme
      • L’adoration de Dieu
      • L’éducation et purification de l’âme
      • L’édification de la famille et la libĂ©ration de la femme
      • La construction d’une sociĂ©tĂ© exemplaire
      • L’appel Ă  un monde humain et solidaire
    • VĂ©ritĂ©s et controverses
      • Le Coran et la violence
      • La libertĂ© religieuse dans le Coran
  • La sunna
    • DĂ©finition
    • Entre la bid’a et la sunna
    • CaractĂ©ristiques gĂ©nĂ©rales de la Sunna
    • La Sunna une source lĂ©gislative
    • Les faits et dires prophĂ©tiques n’ayant pas un caractère lĂ©gislatif
  • Le Prophète (ď·ş)
    • Sa biographie (Sira)
    • Ses qualitĂ©s morales
    • Le Prophète (ď·ş) et les non-musulmans
    • Le Prophète (ď·ş) et les animaux
    • Le Prophète (ď·ş) et l’environnement
    • VĂ©ritĂ©s et controverses
      • Muhammad (ď·ş), un Prophète
      • Le Prophète (ď·ş) et les femmes
      • Le Prophète (ď·ş) et la violence
  • Fatwas contemporaines
    • Fatwas actes cultuels
    • Fatwas mariages et divorces
    • Fatwas obsèques et hĂ©ritages
    • Fatwas echanges et transactions
    • Fatwas alimentation
    • Fatwas rapports sociaux
    • Fatwas participation citoyenne
    • Calcul astronomique
  • ComprĂ©hension gĂ©nĂ©rale
  • Civilisation

Apports de l'Islam Ă  la civilisation humaine

L’Horlogerie

Une large variété d’horloges mécaniques ont été inventées par des ingénieurs musulmans de l’Andalous. Le savoir-faire développé par ces ingénieurs a pu être diffusé et transmis en Europe grâce aux nombreuses traductions en latin des ouvrages sur la mécanique rédigés par ces derniers.
Ces horloges Ă©taient principalement dites « Ă  poids ». Les dessins et des illustrations d’Ă©picycle et d’engrenages segmentaires ont Ă©tĂ© retrouvĂ©s et dĂ©crivent avec grande prĂ©cision le schĂ©ma de fabrication de ces machines très sophistiquĂ©es pour l’époque. Preuve de cette avancĂ©e technologique, une de ces horloges andalouses comprenait mĂŞme un Ă©chappement au mercure. Ce dernier modèle a très largement et directement Ă©tĂ© copiĂ© par les EuropĂ©ens au XVe siècle après JC. De plus, d’après Will Durant, Ibn Firnas (le très cĂ©lèbre ingĂ©nieur musulman de l’Andalous) a inventĂ© un dispositif semblable Ă  une montre qui gardait l’heure exacte, et ce, dès le IXe siècle après JC. Les musulmans ont par la suite Ă©galement construit une large variĂ©tĂ© d’horloges astronomiques très prĂ©cises Ă  utiliser dans leurs observatoires.

L’Architecture

Les constructions romaines et normandes qui utilisaient des « arcs ronds » ont Ă©tĂ© adaptĂ©s avec la dĂ©couverte des « arcs en ogive » utilisĂ©s dans le monde musulman. Ces derniers Ă©taient plus solides et capables de supporter une charge plus importante. Ainsi, ils peuvent ĂŞtre aperçus sur les cathĂ©drales gothiques Ă  travers l’Europe. D’autres techniques de construction provenant du monde musulman telles que la rosace, la voĂ»te, les parapets, les tours rondes, les crĂ©neaux et les fentes flĂ©chĂ©es ont Ă©tĂ© introduites dans les bâtiments et châteaux europĂ©ens. Henry V lui-mĂŞme avait enrĂ´lĂ© un architecte musulman pour construire son château.

La Matière

Le concept de la nature finie de la matière a Ă©tĂ© introduit pour la première fois par le savant musulman Al-Biruni.  Il a dĂ©couvert que, bien que la matière puisse changer de forme ou d’état, sa masse reste toujours la mĂŞme.  Ainsi, par exemple, mĂŞme si l’eau est amenĂ©e Ă  l’état de vapeur, sa masse totale, elle, reste inchangĂ©e.  Les principes de cette dĂ©couverte ont Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s il y a des siècles maintenant par le grand Ă©rudit de la Perse islamique, Al-Biruni (mort en 1050 après JC). Le scientifique français Antoine Lavoisier Ă©tait un disciple des chimistes et physiciens musulmans et se rĂ©fĂ©rait frĂ©quemment Ă  leurs oeuvres. Il fut l’un des scientifiques Ă  introduire les principes dĂ©veloppĂ©s par ces savants musulmans en Europe au cours du XVIIIe siècle après JC.

La Chimie

Jabir Ibn Hayyan restera dans l’histoire comme le scientifique le plus prolifique de l’Islam. En effet, il a mis au point de nombreux procĂ©dĂ©s et Ă©quipements de base encore utilisĂ©s par les chimistes aujourd’hui. Il a Ă©tabli l’approche systĂ©matique de l’expĂ©rimentation chimique, Ă©galement encore utilisĂ©e aujourd’hui, et est connue pour avoir sĂ©parĂ© les liquides en tirant parti des diffĂ©rences dans leur point d’ébullition. Ce processus est appelĂ© « distillation ». Jabir Ibn Hayyan a Ă©galement Ă©tabli la liquĂ©faction, la filtration, l’Ă©vaporation, la purification, la cristallisation et l’oxydation. Il a Ă©galement dĂ©couvert l’acide sulfurique, l’acide nitrique et a créé l’alambic qui est un appareil de distillation encore utilisĂ© aujourd’hui pour crĂ©er des parfums et de l’eau de rose.

L’imprimerie

C’est en 1454 que Gutenberg développa la presse à imprimer la plus sophistiquée du Moyen Âge. Cependant, il est impossible d’affirmer que ce fut l’année de l’invention de l’imprimerie car des machines d’impression en laiton étaient déjà utilisées en Espagne islamique 100 ans auparavant.

Génie mécanique

En 1206 après JC, un ingĂ©nieur musulman nommĂ© Al-Jazari a publiĂ© un livre intitulĂ© « Connaissance des dispositifs mĂ©caniques ingĂ©nieux ». Il y dĂ©crit plus de 50 inventions dont une serrure Ă  combinaison et des horloges mĂ©caniques dont le mĂ©canisme repose sur les mouvements de l’eau et des poids. Il a Ă©galement expliquĂ© l’utilisation de valves et de pistons. Il est surtout connu pour avoir dĂ©couvert le vilebrequin, un mĂ©canisme clĂ© dans presque toutes les inventions mĂ©caniques contemporaines, qui transforme le mouvement rotatif en mouvement linĂ©aire. Cette invention a par la suite Ă©tĂ© utilisĂ©e dans les moteurs Ă  combustion interne et les mĂ©canismes d’irrigation des champs.

Les Mathématiques

C’est vers 825 après JC, qu’Al-Khwarizimi et Al-Kindi (deux grands mathĂ©maticiens musulmans) commençaient Ă  utiliser un style de chiffres arabes qui est devenu la norme en usage dans le monde entier jusqu’à aujourd’hui. Le travail de ces chercheurs et d’autres savants musulmans en mathĂ©matiques a ensuite Ă©tĂ© importĂ© et enseignĂ© Ă  grande Ă©chelle en Europe par le mathĂ©maticien italien Leonardo Fibonacci. De nombreux travaux d’Al-Khwarizmi et d’Al-Kindi ont formĂ© des thĂ©ories et une mĂ©thodologie mathĂ©matique qui sont encore utilisĂ©es aujourd’hui, y compris les algorithmes, la trigonomĂ©trie, etc… « Algèbre » a Ă©tĂ© nommĂ© d’après le livre d’al-Khwarizmi « Kitab Al-Jabr wa Al-Muqaabilah » (le livre du rajout et de l’équilibre). Al-Kindi a dĂ©couvert le dĂ©codage par cryptage, les modèles de nombres et l’analyse de frĂ©quence qui ont aidĂ© Ă  dĂ©chiffrer les codes des civilisations anciennes.

L’astrolabe planisphérique

L’astrolabe planisphĂ©rique, que l’on pensait Ă  l’origine avoir Ă©tĂ© inventĂ© dans le monde hellĂ©nistique (en Grèce antique) en 150 avant JC, a Ă©tĂ© dĂ©veloppĂ© par les astronomes musulmans qui y ont introduit des Ă©chelles angulaires et ajoutĂ© des cercles indiquant les azimuts Ă  l’horizon. Il Ă©tait largement utilisĂ© dans le monde musulman, principalement comme aide Ă  la navigation et comme moyen de trouver la Qiblah (direction musulmane de la Prière face Ă  la Mecque).  La première personne Ă  qui l’on attribue la fabrication de l’astrolabe dans le monde musulman serait le mathĂ©maticien du 8ème siècle Muhammad Al-Fazari.  Les astrolabes Ă©taient utilisĂ©s pour dĂ©terminer les heures du lever du soleil et du lever des Ă©toiles fixes, pour aider Ă  planifier les prières du matin.  Au 10ème siècle après JC, Abd Al-Rahman Al-Sufi a dĂ©crit pour la première fois plus de 1000 utilisations diffĂ©rentes d’un astrolabe, dans des domaines tels que l’astronomie, l’astrologie, les horoscopes, la navigation, l’arpentage, le chronomĂ©trage, la Prière musulmane, la Qibla, etc… L’astrolabe a Ă©tĂ© introduit en Europe au dĂ©but des annĂ©es 1100 et Ă©tait devenu l’instrument astronomique le plus populaire en 1650.

La Chirurgie

Au 10ème siècle après JC, après que son singe de compagnie eut avalĂ© ses cordes de luth, le chirurgien musulman AI-Zahrawl s’est rendu compte que le catgut pouvait ĂŞtre utilisĂ© sous la forme d’une capsule pour permettre l’ingestion de mĂ©dicaments et Ă©galement (grâce Ă  sa dissolution rapide dans l’organisme) pour coudre les organes internes. Il fut aussi Ă  l’origine de l’invention d’environ 200 instruments chirurgicaux dont un grand nombre sont encore utilisĂ©s aujourd’hui tels que des scalpels, des pinces, des aiguilles, des ciseaux de prĂ©cision, des ciseaux fins pour les opĂ©rations oculaires, etc… Plus tard, Ammar ibn Ali, un autre mĂ©decin musulman, a dĂ©veloppĂ© la technique de « l’aiguille creuse » pour extraire les cataractes de l’Ĺ“il (une technique encore utilisĂ©e aujourd’hui).

Le savon

Ce sont les musulmans qui mirent au point la recette de savon que nous connaissons et continuons d’utiliser aujourd’hui. Cette invention rĂ©pond alors Ă  une des obligations majeures pour les musulmans : Le lavage et le bain prĂ©cĂ©dant la Prière. Les Égyptiens et les Romains avaient une forme de savon, mais l’utilisaient davantage sous forme de pommade. Les savants musulmans ont créé une pâte Ă  base d’huile et d’hydroxyde de sodium vĂ©gĂ©tale Ă  laquelle ils ont ajoutĂ© des huiles parfumĂ©es telles que l’huile de thym. Lorsque les CroisĂ©s sont entrĂ©s en terres d’Islam, ils ont vite acquis la fâcheuse rĂ©putation d’ĂŞtre des « envahisseurs Ă  l’odeur piquante » car ils ne se baignaient que très rarement. Plus tard, en 1759, ce sont Ă  nouveau les musulmans qui firent dĂ©couvrir Ă  l’Occident un autre produit d’hygiène : le shampooing. Ce dernier a Ă©tĂ© introduit en Angleterre par un entrepreneur musulman qui ouvrit les bains de vapeur indiens de Mahomed (Mohamed’s Indian Vapour Baths) sur la plage de Brighton.

L’Appareil photo

Le premier appareil photo a Ă©tĂ© inventĂ© par le mathĂ©maticien, physicien et astronome musulman Ibn Al-Haitham au 10ème siècle après JC. Au cours de ses expĂ©rimentations, il comprit que c’était la lumière qui entrait dans l’Ĺ“il et qui (suite Ă  un processus de rĂ©flexion et de traitement par notre cerveau) nous permettait de voir. Cette thĂ©orie venait contredire celles soutenues depuis la Grèce antique et qui affirmaient que les yeux Ă©mettaient des rayons qui, Ă©clairant le paysage, nous permettaient de voir. Par la suite, en observant la lumière pĂ©nĂ©trer Ă  travers un trou dans les volets des fenĂŞtres, Ibn Al-Haitham se rendit compte que l’image extĂ©rieure traversait le trou pour ĂŞtre projetĂ©e Ă  l’intĂ©rieur de la pièce de façon inversĂ©e. Il dĂ©cida alors de lancer des expĂ©rimentations afin de confirmer cette dĂ©couverte et crĂ©a la première « Camera Obscura », ainsi nommĂ©e du mot arabe « qamara » signifiant « chambre noire ».

Le matelassage

Le matelassage consiste en la couture de deux pièces de tissu avec une couche intermĂ©diaire. Cette mĂ©thode de confection de textiles a Ă©tĂ© introduite en Europe par les croisĂ©s lors de leur retour de campagne d’Orient. Lors de leurs affrontements avec les armĂ©es musulmanes, ils ont remarquĂ© que ces dernières ne portaient pas d’armure, mais portaient Ă  la place des chemises matelassĂ©es en toile rembourrĂ©es de paille. C’Ă©tait une avancĂ©e significative si l’on compare ces vĂŞtements avec l’Ă©quipement en mĂ©tal (très lourd, inconfortable et peu protecteur) que devaient porter les croisĂ©s. Les chemises matelassĂ©es ont Ă©galement permis aux musulmans une meilleure isolation surtout par temps froid. Le matelassage est alors devenu très populaire dans les rĂ©gions les plus froides d’Europe comme la Grande-Bretagne, le nord de la France, l’Allemagne et les autres pays du nord de l’Europe.

La Vaccination

Il existait une pratique courante dans le monde musulman, et plus particulièrement en Turquie, qui consistait en l’inoculation de la variole bovine pour prĂ©venir la variole humaine. Environ 50 ans plus tard, en 1724 après JC, l’Ă©pouse de l’ambassadeur anglais en Turquie introduisit cette pratique en Europe. Ce fut Ă  cette pĂ©riode que la technique de vaccination commença Ă  se dĂ©velopper jusqu’à atteindre un niveau proche de celui que nous connaissons aujourd’hui grâce aux contributions d’Edward Jenner (en 1796) puis de Louis Pasteur (1881).

Le Stylo-plume

En 953, le sultan d’Égypte demanda Ă  ses ingĂ©nieurs de lui inventer un outil d’Ă©criture qui lui permettrait de remplir ses obligations administratives avec la condition que celui-ci ne fuirait pas d’encre ou ne tacherait pas ses vĂŞtements. Le « stylo plume » a Ă©tĂ© conçu. Tout comme les stylos modernes, ce stylo avait un rĂ©servoir qui contenait l’encre ; la gravitĂ© et l’action capillaire dĂ©plaçaient l’encre vers la pointe d’Ă©criture du stylo, lui permettant d’Ă©crire sans fuir ni tâcher.

Le Vol

La première personne Ă  « voler » fut le poète, astronome et ingĂ©nieur musulman Abbas ibn Firnas en 852 après JC. Sa première tentative, il la fit Ă  bord d’une machine composĂ©e d’un manteau recouvrant un cadre en bois Ă  l’aide de laquelle il sauta du minaret de la Grande MosquĂ©e de Cordoue. Finalement, son engin ne lui permis pas de voler comme il l’espĂ©rait mais, sans le vouloir, ibn Firnas venait d’inventer le tout premier parachute. Il repartit de cette première expĂ©rience avec quelques blessures mineures. En 875, Ă  70 ans, il essaya de nouveau après avoir perfectionnĂ© sa machine en la confectionnant Ă  partir de soie et de plumes d’aigles. Cette fois ci, il rĂ©ussit Ă  rester dans les airs pendant environ 10 minutes, mais l’atterrissage ne se dĂ©roula pas comme il l’espĂ©rait. Il supposa alors que le problème provenait du manque de queue pour l’aider Ă  adoucir l’atterrissage. Malheureusement, ibn Firnas ne pourra pas poursuivre ses essais mais aura tout de mĂŞme l’honneur de donner son nom Ă  un cratère sur la Lune et Ă  l’aĂ©roport international de Bagdad.

Le Café

L’histoire du cafĂ© est assez intĂ©ressante. Un berger Ă©thiopien prĂ©nommĂ© Khalid avait remarquĂ© que ses chèvres avaient plus d’Ă©nergie lorsqu’elles mangeaient une baie bien spĂ©cifique. Khalid dĂ©cida alors de faire bouillir ces baies et, sans le savoir, il obtint alors ce que nous appelons aujourd’hui du cafĂ© ! D’Éthiopie, le cafĂ© traversa le golfe d’Aden et arriva jusqu’au YĂ©men oĂą il Ă©tait utilisĂ© Ă  des fins religieuses. En effet, les soufis yĂ©mĂ©nites buvaient du cafĂ© pour rester Ă©veillĂ©s toute la nuit et prier lors d’occasions spĂ©ciales. Par la suite, le cafĂ© voyagea dans le monde musulman dans un premier temps (il fit son apparition en Turquie et Ă  La Mecque Ă  la fin du 15e siècle après JC) puis dans le monde occidental (en Italie en 1645 et enfin en Angleterre en 1650). Le nom arabe « qahwa » est devenu « kahve » en turc, puis « caffĂ© » en italien et enfin « cafĂ© » en français.

Les Chèques de banque

Le mot chèque provient de l’arabe « saqq » qui signifie : un engagement Ă©crit de payer les marchandises au moment de leur livraison. Lors d’une transaction commerciale, afin d’Ă©viter que l’argent ne soit transportĂ© sur une route dangereuse, les commerçants arabes rĂ©digeaient un chèque afin, Ă  la fois, de garantir au vendeur d’être payĂ© et d’éviter Ă  l’acheteur de prendre le risque de se faire voler son argent. Le système Ă©tait tellement rĂ©pandu qu’au 9e siècle après JC, un homme d’affaires musulman pouvait encaisser en Chine un chèque tirĂ© sur sa banque Ă  Bagdad.

Les Miroirs en verre

Les miroirs en verre Ă©taient utilisĂ©s dans le royaume musulman de l’Andalous dès le 11ème siècle après JC. Les VĂ©nitiens ont appris l’art de la production de verre fin auprès des artisans syriens aux 9e et 10e siècles après JC.

La Navigation

Selon Gustave Le Bon, les gĂ©ographes et navigateurs musulmans sont Ă  l’origine de la dĂ©couverte de l’aiguille magnĂ©tique et ont Ă©tĂ© les premiers Ă  lui trouver un usage dans le domaine de la navigation. Ils ont Ă©galement inventĂ© la boussole et ont transmis la connaissance de son usage dans le domaine de la navigation aux occidentaux. Ainsi, les navigateurs europĂ©ens se sont appuyĂ©s sur les connaissances de leurs homologues musulmans et sur leurs instruments pour explorer des territoires inconnus. Alexandre Neckham dĂ©clare que, contrairement aux idĂ©es reçues, les Chinois ne sont pas Ă  l’origine de l’invention de l’aiguille magnĂ©tique ni de celle de la boussole et ont probablement dĂ©couvert ces outils au contact des commerçants musulmans. En effet, il est Ă  noter que les Chinois ont amĂ©liorĂ© leur expertise de la navigation après avoir commencĂ© Ă  interagir avec les musulmans au 8ème siècle après JC.

Le Pendule

Le pendule a été découvert par Ibn Yunus Al-Masri au 10ème siècle après JC. Il fut le premier à étudier et documenter son mouvement oscillatoire. La mise en application des travaux d’Ibn Yunus au domaine de l’horlogerie surviendra 5 siècles plus tard et sera l’oeuvre de physiciens musulmans.

Géographie

Les gĂ©ographes musulmans ont produit des volumes incalculables de livres sur la gĂ©ographie de l’Afrique, de l’Asie, de la Chine et des Indes du 8e au 15e siècle après JC. Ces Ă©crits comprenaient les premières encyclopĂ©dies gĂ©ographiques du monde, des almanachs et des cartes de routes. Les chefs-d’Ĺ“uvre d’Ibn Battutah au 16e siècle après JC offrent une vue dĂ©taillĂ©e de la gĂ©ographie du monde antique. Les gĂ©ographes musulmans Ă©taient considĂ©rĂ©s comme les rĂ©fĂ©rences du domaine jusqu’au 18e siècle après JC.

La Poudre Ă  canon

Les Chinois ont dĂ©veloppĂ© l’ancĂŞtre de la poudre Ă  canon appelĂ© le salpĂŞtre (« neige chinoise »). Cette substance Ă©tait principalement utilisĂ©e pour les feux d’artifice et ne connaissaient alors aucune utilisation militaire.  Les recherches de Joseph Reinaud et d’Ildefonse FavĂ© ont clairement montrĂ© que la poudre Ă  canon a Ă©tĂ© inventĂ©e par des chimistes musulmans. De plus, ces historiens affirment que les musulmans ont dĂ©veloppĂ© les premières armes Ă  feu. Ainsi, les armĂ©es musulmanes ont utilisĂ© des grenades et d’autres armes pour dĂ©fendre Alger contre les Français au 14ème siècle après JC. Jean Mathes indique que les dirigeants musulmans disposaient de stocks de grenades, de fusils, de canons bruts, d’engins incendiaires, de bombes au soufre et de pistolets des dĂ©cennies avant que de tels appareils ne soient utilisĂ©s en Europe.  La toute première mention d’un canon dans l’histoire a Ă©tĂ© faite dans un texte arabe vers 1300 après JC. Le scientifique anglais Roger Bacon a dĂ©couvert la formule de la poudre Ă  canon grâce aux traductions latines de livres arabes.

L’Optométrie

Ibn Firnas (grand savant musulman de l’Andalousie) a inventĂ© des lunettes dès le 9ème siècle après JC, qui ont par la suite Ă©tĂ© fabriquĂ©es et vendues dans toute l’Espagne pendant plus de deux siècles. Le travail de Roger Bacon (considĂ©rĂ© en occident comme l’un des plus grands savants dans le domaine de l’optique) sur les lunettes n’était rien d’autre qu’une reprise du travail d’Ibn Al-Haytham (grand savant musulman mort en 1039 après JC).

L’algèbre

Les mathĂ©maticiens musulmans (inventeurs de l’algèbre) ont introduit le concept de l’utilisation de lettres pour des variables inconnues dans les Ă©quations dès le 9ème siècle après JC.  Grâce Ă  ce système, ils ont pu rĂ©soudre une variĂ©tĂ© d’Ă©quations complexes (y compris des Ă©quations quadratiques et cubiques) en remplaçant les inconnus par des lettres telles que les x et y. Ils ont aussi utilisĂ© des symboles pour dĂ©velopper et perfectionner le thĂ©orème binomial. Le mot « algorithme » vient du mathĂ©maticien Al-Khawarizmi, connu comme le père de l’algèbre.  « Algèbre » vient du mot arabe pour l’Ă©quation (Al-Jabr).

La Trigonométrie

Pendant très longtemps, la trigonométrie est restée une science théorique chez les Grecs.  Cette science a été élevée au niveau (de perfection) que nous lui connaissons aujourd’hui par des érudits musulmans, et surtout par un savant en particulier qui portait le nom de Al-Battani.  Les mots décrivant les fonctions de base de cette science (sinus, cosinus et tangente) sont d’ailleurs tous dérivés de termes arabes. De ce fait, les contributions originales des Grecs en trigonométrie ont été jugées comme étant minimes.

Copyright 2021 | Islam Tout Simplement | Tous droits réservés
  • ConnaĂ®tre l’islam
    • Les fondations
      • La croyance
      • L’adoration
      • La morale
      • La lĂ©gislation
    • Les caractĂ©ristiques
      • Une religion divine
      • L’humanitĂ©
      • La globalitĂ©
      • Le juste milieu
      • ImmuabilitĂ© et Ă©volutivitĂ©
    • Les objectifs
      • Construction de l’individu vertueux
      • Construction de la famille vertueuse
      • Construction de la sociĂ©tĂ© vertueuse
      • Construction de la communautĂ© de foi (Oumma)
      • L’appel au bonheur de l’humanitĂ©
  • Le Coran
    • CaractĂ©ristiques gĂ©nĂ©rales
      • Un Livre divin
      • Un Livre bien gardĂ©
      • Un Livre inimitable
      • Un Livre accessible et facile Ă  comprendre
      • Le Livre de toute la religion
      • Un Livre intemporel
      • Le Livre de la vie et de l’humanitĂ©
    • FinalitĂ©s et objectifs
      • Rectification de la croyance et des conceptions
      • L’établissement de la dignitĂ© humaine et des droits de l’homme
      • L’adoration de Dieu
      • L’éducation et purification de l’âme
      • L’édification de la famille et la libĂ©ration de la femme
      • La construction d’une sociĂ©tĂ© exemplaire
      • L’appel Ă  un monde humain et solidaire
    • VĂ©ritĂ©s et controverses
      • Le Coran et la violence
      • La libertĂ© religieuse dans le Coran
  • La sunna
    • DĂ©finition
    • Entre la bid’a et la sunna
    • CaractĂ©ristiques gĂ©nĂ©rales de la Sunna
    • La Sunna une source lĂ©gislative
    • Les faits et dires prophĂ©tiques n’ayant pas un caractère lĂ©gislatif
  • Le Prophète (ď·ş)
    • Sa biographie (Sira)
    • Ses qualitĂ©s morales
    • Le Prophète (ď·ş) et les non-musulmans
    • Le Prophète (ď·ş) et les animaux
    • Le Prophète (ď·ş) et l’environnement
    • VĂ©ritĂ©s et controverses
      • Muhammad (ď·ş), un Prophète
      • Le Prophète (ď·ş) et les femmes
      • Le Prophète (ď·ş) et la violence
  • Fatwas contemporaines
    • Fatwas actes cultuels
    • Fatwas mariages et divorces
    • Fatwas obsèques et hĂ©ritages
    • Fatwas echanges et transactions
    • Fatwas alimentation
    • Fatwas rapports sociaux
    • Fatwas participation citoyenne
    • Calcul astronomique
  • ComprĂ©hension gĂ©nĂ©rale
  • Civilisation
Islam Tout Simplement
    0 items